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Plusieurs d’entre vous avez connu des inondations à vos immeubles ou même à vos résidences privées.
Ont-elles été causées suite à des vices de construction ou par le seul fait de la nature déchaînée.
Conception des égouts
Avant de déterminer s’il y a vice de construction, il faut d’abord connaître les dimensions des conduites de drainage.Lors de l’élaboration du réseau d’aqueducs et de drainage d’une municipalité, les ingénieurs prévoient le nombre de bâtiments qui seront érigés, ainsi que les surfaces qui devront être drainées. On doit savoir si ces surfaces seront recouvertes de béton bitumineux (asphalte) ou si elles seront tout simplement gazonnées. On doit connaître le nombre de rues et leur largeur et prévoir, bien sûr, la quantité de précipitations à venir. C’est ce dernier facteur qui influencera le plus la dimension des conduites. Tous et chacun savent que les pluies varient d’un mois à l’autre, d’une saison à l’autre ... d’une année à l’autre. L’intensité des précipitations, soit la quantité d’eau qui tombe et la durée de l’averse, influence l'accumulation d'eau au sol. Les ingénieurs ont des séries de tableaux statistiques sur ces averses et le nombre de fois où les averses les plus violentes apparaissent. Ainsi, une averse comme celle du 14 juillet 1986, qui a inondé une partie de la Ville de Montréal, est rare. Si les conduites de drainage avaient été prévues pour éviter cette inondation, les conduites auraient certainement le double ou le triple de leur dimension actuelle. La Ville de Montréal aurait ainsi évité l’inondation, mais aurait également perdu plusieurs millions de dollars en dimensionnant ses conduites de façon excessive. En effet, les pluies que nous rencontrons régulièrement peuvent souvent être drainées par des conduites dont le diamètre est aussi petit que 10 pouces. Certaines pluies plus violentes qui ne réapparaissent que tous les deux ou trois ans peuvent nécessiter des conduites de 12 pouces. Les averses plus violentes, comme celles qui se produisent statistiquement tous les quinze ans, pourraient nécessiter des conduites de 18 pouces, alors que des pluies diluviennes comme celles des mois de janvier et juillet 1996 auraient pu nécessiter des conduites de 24 ou 30 pouces. On comprend que le service de génie des municipalités vise à optimiser l’investissement, c’est-à-dire prévoir l’installation des conduites les plus appropriées aux conditions normales d’opération. Ainsi, on prévoira, en utilisant une conduite de 18 pouces, qu’il y aura débordement tous les quinze ans, ou tous les vingt ou vingt-cinq ans. Quant aux barrages, ils sont généralement étudiés pour déborder tous les cent ans, etc. La conception des conduites relève donc directement de l’investissement que la municipalité désire faire en regard des risques que peuvent représenter les inondations.
Débordements près de Montréal
Les débordements connus en juillet 1996 dans la région de Montréal ont été causés par une pluie diluvienne que l’on ne peut rencontrer statistiquement qu’une fois par vingt-cinq ans environ. Toutes les conduites de drainage ayant été conçues sur un risque de débordement tous les quinze ans n’ont donc pas suffi et ont entraîné la majorité des inondations connues.
Que s’est-il passé dans les résidences et dans les immeubles ?
La majorité des bâtiments récents sont munis de claplets antirefoulements (back-water valve). Les égouts municipaux étant pleins, l’eau a tenté de pénétrer dans les immeubles. Les clapets antirefoulement sont donc entrés en action et ont fermé les conduites d’évacuation d’eau pluviale des résidences. Ainsi, l’eau des égouts municipaux ne pouvait pénétrer à l’intérieur des bâtiments. L’avantage de la fermeture de ces claplets n’est plus mis en cause. Leur fermeture évite des inondations qui se produiraient par la pénétration d’eau par le conduit de 4 pouces de diamètre, lequel s’avère absolument impossible à drainer en utilisant les systèmes de pompage conventionnels. En empêchant l’eau de pénétrer, ces clapets ont cependant l’inconvénient d’empêcher également l’eau d’en sortir. Ainsi, le drain agricole (drain français) au périmètre du bâtiment devait acheminer l’eau à l’extérieur, mais le clapet antirefoulement étant fermé, l’eau n’a pu se drainer et a pénétré dans la majorité des sous-sols. Ainsi, on observait tout au périmètre de la fondation une pénétration d’eau à la base des murs. Cette eau provenait vraissemblablement du drain agricole.
Les méthodes que nous avons préconisées aux multiples consommateurs qui nous ont contactés au cours de cette période d’inondations, furent d’ouvrir le regard de nettoyage du drain agricole et d’y installer une pompe directement à cet endroit. Ainsi, il était possible d’abaisser l’eau dans le drain agricole et d’éviter les infiltrations en bordure de la fondation. Plusieurs des consommateurs à qui nous avons suggéré cette solution nous ont rappelés pour confirmer le bon fonctionnement de notre proposition. Le principal inconvénient à cette solution était relié bien souvent à l’impossibilité d’acheter une pompe en ces jours de déluge. Seules les personnes ayant une piscine avaient en leur possession une pompe capable d’appliquer cette solution. Les autres ont dû se résoudre à nettoyer les planchers et à contacter leur compagnie d’assurance après les inondations.
Si dans votre région, de telles inondations sont régulières, nous proposons l’installation d’un bassin de captation supplémentaire dans lequel est installée une pompe capable d’acheminer l’eau vers l’extérieur en cas de refoulement des égouts pluviaux. Le coût d’une telle installation varie et se situe généralement entre 500 $ et 750 $.
Notons toutefois que cette solution ne peut être employée sur les égouts sanitaires. Rappelons que tous les équipements sanitaires au sous-sol d’un immeuble doivent être munis de clapets antirefoulement pour éviter la contamination en cas de mauvais fonctionnement du système de drainage sanitaire municipal.
Si vous désirez obtenir de plus amples informations sur nos services, n'hésitez-pas à nous contacter.
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